Girondins 2008-2009 Dans les coulisses du club bordelais avec la rédaction sportive de “Sud Ouest”
Saison 2008-2009
Sur ce blog, les journalistes de la rédaction sportive de "Sud Ouest" vous feront vivre en direct les derniers échos du club des Girondins de Bordeaux.
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Participez au forum avec les lecteurs de "Sud Ouest" : Que pensez-vous de la saison des Girondins ? Quel match vous a marqué ? Quels joueurs avez-vous préféré ? Quelles recrues espérez-vous pour la saison à venir ? Quels joueurs faut-il conserver pour 2008-2009 ? Quelles sont vos attentes pour la Ligue des Champions ?
Il y a, chez les entraîneurs, des certitudes qui d’affranchissent souvent des évidences. Laurent Blanc n’y fait pas exception. Ainsi a-t-il offert mercredi soir à Rennes une place de titulaire à Diego Placente, quin’avait plus débuté un match de championnat depuis le 1er novembre à Nancy. Or, Bordeaux, avec le latéral argentin au poste d’arrière gauche, n’a jamais remporté le moindre match de L1. Il fut même le maillon faible de l’équipe, celui qui précipitait l’équipe vers la défaite. Il fut désastreux à Lille (défaite 2-1),remplacé à la pause contre Saint-Etienne (1-1),trop faible à Nice (2-2) et à Nancy (défaite 1-0). Depuis le 1er novembre et le déplacement en Lorraine, Blanc n’avait plus osé aligner son Argentin, sans le condamner pour autant, puisqu’il lui fit confiance dans tous les matches de Coupe de la Ligue. Placente s’y montra à chaque fois à son avantage, ce qui conduisit sans doute le Cévenol à lui faire confiance à Rennes, pour remplacer Trémoulinas blessé. Cela correspondait à une certaine logique : en l’absence de Wendel, il comptait sur la patte gauche du Sud-Américain chevelu pour offrir des centres aux attaquants. Cette confiance aurait pu coûter cher aux Girondins puisque le gaucho manqua le centre de Sow, qui permit à Danzé, dont il avait la surveillance, d’ouvrir le score au bout de 17 secondes de jeu. Une nouvelle fois, Placente avait failli… Il se rattrapa cependant en enlevant une balle de but à Gyan. Bordeaux, on le sait, finit par l’emporter 3-2 dans ce match de folie, mais ce fut sans Placente sur la pelouse, puisque ce dernier céda sa place à Jurietti à la 56e.Et Gouffran égalisa à la 52e !
Les choses se compliquent un peu pour Souleymane Diawara, expulsé en fin de match à Marseille pour deux cartons jaunes. Déjà suspendu pour les deux matches à venir par la dernière commission de discipline sur saisine du comité de visionnage, il verra sa peine s’alourdir car, en la matière, les sanctions s’additionnent.
Le joueur ira cependant plaider sa cause ce mardi à 11h15 auprès de la commission d’appel de la Fédération française pour les deux matches de suspension écopés pour son accrochage avec Jacques Faty à Nantes. Diawara sera assisté de l’avocat du club M° Tozzi. Il retournera à Paris jeudi, avec Alain Deveseleer, pour s’expliquer devant la commission de discipline quant aux deux cartons jaunes écopés à Marseille dimanche, l’un pour une faute sur Valbuena, l’autre pour une faute sur Rodriguez.
Laurent Blanc sera donc contraint de revoir sa défense pour Grenoble et Saint-Etienne, puisque vient s’ajouter, pour le déplacement dans le Forez, la suspension de Mathieu Chalmé, qui compte trois avertissements à son passif.
Yoann Gourcuff s’est déclaré heureux d’affronter Vannes en finale de la Coupe de la Ligue, après la victoire des Girondins 3-0 sur le Paris SG. “Cela me fait plaisir de jouer une équipe de mon département”, a-t-il confié après l’entraînement de ce vendredi matin. “Je suis très heureux pour Vannes. J’ai regardé un peu le match contre Nice. J’ai trouvé cette équipe très bien organisée. Elle cherchait à jouer, à sortir le ballon proprement et à le garder à terre. Elle m’a agréablement surpris. Ces dernières années,Vannes n’a cessé de progresser et à faire de bonnes choses. J’espère que le club va grandir.” Au sujet de l’idée de Jean-Claude Guibal, le député de Menton, de sanctionner les joueurs de l’équipe de France qui ne chanteraient pas la Marseillaise, il n’en comprend pas très bien l’intérêt. “C’est vrai que si tout le monde chantait, cela donnerait une meilleure image.
Mais certains joueurs, pour se concentrer, ont besoind’intérioriser, de se replier sur eux-mêmes, d’autres ont besoin d’extérioriser. Après ça dépend du caractères de chacun. Mais au delà, ce qui importe, c’est tout de même le terrain.”
Laurent Blanc, de son côté, s’est montré atterré: “Les députés, en ces temps de crise, n’ont-ils pas d’autres sujets de préoccupation? C’est triste. Que ce soit un député de l’UMP ou du PS, on est en démocratie, on peut faire ce qu’on veut. On a le choix de chanter la Marseillaise ou d’écouter les paroles. C’est de la perte de temps que de dire des choses pareilles.”
En prolongeant d’une saison le contrat d’Ulrich Ramé, Jean-Louis Triaud a confirmé l’estime et la confiance qu’il portait à son gardien. Et mis en accord ses actes avec ses paroles de l’hiver, quand il niait qu’il pût y avoir un problème de gardien aux Girondins. Si l’on en croit la voix présidentielle, il n’est pourtant pas sûr que le Vendéen soit le gardien titulaire la saison prochaine. Le président n’a pas écarté la possibilité de recruter un autre portier et a annoncé qu’il laisserait à son entraîneur le choix de la hiérarchie. L’exemple de l’Atletico Madrid où Grégoy Coupet joue en coupe inspirera-t-il les Girondins ? A vrai dire, ce schéma a peu de chances de se produire à Bordeaux.Il faudrait recruter un gardien de valeur internationale. Or, il n’y en a guère de disponibles en France, qui soit meilleur que le champion d’Europe 2000. Pelé ? Il rêve d’Angleterre et n’envisage pas de poursuivre sa carrière en France. D’aucuns rêvent de Carlos Idriss Kameni, portier en fin de contrat à l’Espanyol Barcelone. Ce dernier ne cache pas un certain intérêt pour Bordeaux. Mais lui que l’on considère comme l’un des tout meilleurs spécialistes du poste en Liga, ne viendra pas jouer les utilités au Haillan. Qui plus est, il est extrêmement gourmand et l’on voit mal les dirigeants bordelais accéder à des exigences financières hors de propos. Il ne faut pas rêver. Les chances de voir l’international camerounais débarquer au Haillan sont très minces. Beaucoup plus que celles de voir Ramé assumer un rôle de numéro un la saison prochaine. En lui offrant un nouveau contrat, les Girondins se sont en tout cas acheté de la sérénité, celle de leur capitaine, essentielle au milieu des enjeux de ce début 2009.
t.vautrat@sudouest.com Selon des rumeurs circulant en Angleterre, Chelsea serait très intéressé par la venue de Yoann Gourcuff la saison prochaine. Le club anglais a régulièrement envoyé ses scouts pour superviser le joueur lors de ses matches de championnat. On le sait, dans ce dossier, Bordeaux possède la main. Il suffit aux Girondins de lever l’option qu’ils possèdent et de payer au Milan AC propriétaire du Breton les 15 millions de la clause (13,6 d’indemnités, plus 1,4 de location),pour s’en attacher définitivement les services. Mais Chelsea reste à l’affût, en sachant que le prix de vente de Gourcuff, si Bordeaux ne levait pas l’option d’achat, se monterait à au moins 50 millions d’euros. Une somme que pour l’instant Chelsea ne possède pas. A Stamford Bridge, crise oblige, on se prépare cependant à un énorme bouleversement cet été. On est prêt à se séparer de Ballack, Deco, Malouda, Kalu et même Drogba, si possible dès la fin du mois de janvier. Cela apporterait des liquidités à l’équipe de Fulham Broadway qui entretient de bonnes relations avec Milan, depuis le transfert de Chevtchenko. Ce qui pourrait favoriser la transaction… si Bordeaux ne lève pas son option d’achat.
On parle beaucoup, autour du Haillan, du recrutement du gardien Carlos Idriss Kameni pour la saison prochaine, en remplacement d’Ulrich Ramé. Le Camerounais, en fin de contrat avec l’Espanyol Barcelone en juin, a fait savoir que Bordeaux l’intéressait. L’affaire ne manque pas de sel car Kameni était venu effectuer un essai aux Girondins à l’aube de la saison 2004-2005. Il arrivait du Havre où Domergue, visiblement, ne le trouvait pas assez performant. Il avait alors tout juste 20 ans. A Bordeaux, on imaginait le recruter pour remplacer Frédéric Roux, la doublure d’Ulrich Ramé, qui avait émis des désirs d’émancipation. Mais après une visite à Braga qui le voulait, Roux refusa de s’exiler au Portugal. Kameny n’avait donc pas été conservé. Le jeune homme partit alors tenter sa chance en Angleterre. Mais les essais qu’il effectua là-bas ne débouchèrent sur rien car on lui refusa un permis de travail. En effet, de l’autre côté de la Manche, un joueur hors CE devait être un international reconnu pour décrocher un permis. Nisa Saveljic, l’ancien défenseur des Girondins, qui avait lui aussi espéré évoluer en Angleterre à une époque, s’était heurté au même problème. Kameni trouva donc refuge en Espagne, à l’Espanyol, devenant l’un des tout meilleurs gardiens de la Liga. Aujourd’hui, la plupart desgrands clubs anglais lui font les yeux doux. Il faudra de solides arguments aux Girondins pour s’attacher ses services !
‘Mieux vaut deux sardine grillées, qu’un pigeon qui vole!” C’était l;a phrase du jour ce vendredi au Haillan. Elle a été lâchée par Laurent Blanc au sujet de Cavenaghi. En réponse à une question sur le futur de l’Argentin aux Girondins, l’entraîneur de Bordeaux a répété qu’il était hors de question qu’un joueur majeur quitte l’effectif au mercato. “Mais on ne maîtrise pas tout. Si quelqu’un nous propose 20 millions d’euros, ce sera difficile de le garder. Et comme on dit, il vaut mieux avoir deux sardines grillées qu’un pigeon qui vole!”
Laurent Blanc a tenu à préciser hier, concernant son éventuelle prolongation de contrat, qu’il rencontrerait les dirigeants bordelais à la fin du mois de janvier et non pas avant la fin de l’année 2008 comme on le pensait généralement. “Mais ce n’est pas parce que l’on se verra que les choses seront définitives”, a-t-il tenu à préciser. L’entraîneur cévenol, arrivé aux Girondins en juin 2007, s’était engagé pour deux ans et sera donc en fin de contrat en juin prochain.
Les supporters venus au Haillan ce matin furent déçus de voir le terrain d’entraînement vide, en tout cas juste occupé par des jardiniers chargés de le sabler. Les joueurs ? Partis pour une balade à VTT, sur la piste cyclable tracée sur l’ancienne voie ferrée Bordeaux – Lacanau. Direction Salaunes, soit une balade de 90 minutes aller et retour. Grand amateur de bicyclette, Marius Trésor s’était joint à la troupe mais, pas fou, avait préféré l’ergonomie de son vélo de course. L’initiative reçue des appréciations diverses. Beaucoup trouvèrent la selle trop dure à leur goût. D’autres le rythme trop rapide. Fernando, en quittant le château, avisa lui un motard et lui demanda d’échanger son deux roues : « La première, c’est en bas ? », demanda-t-il en riant. Les plus aguerris partirent en trombe, laissant les autres tirer la langue. Eric Bédouet, l’entraîneur adjoint, à l’initiative de cette promenade, ne fut pas le moins à l’aise : « Nous avions prévu de faire cela parce que cette séance suivait une série de trois matches », explique-t-il. « C’était une façon plus ludique de s’entraîner. Cela permettait aussi de solliciter d’autres groupes musculaires que ceux que nous utilisons habituellement, tout en effectuant un travail d’aérobie. Au départ, nous souhaitions aller jusqu’à Lacanau mais cela faisait un peu trop long. »
Moment de retrouvailles
en fin d’après-midi sur la pelouse de Stamford Bridge où les
Girondins joueront ce mardi le premier de leurs six matches de Champions
League. Les Bordelais, à leur entrée sur le terrain, pour leur
entraînement de reconnaissance, croisèrent les joueurs de Chelsea, qui
venaient d’en terminer. Les trois Brésiliens de Bordeaux, Fernando, Wendel
et Henrique, ne manquèrent pas de saluer Luiz-Felipe Scolari, avec lequel
ils parlèrent un long moment le long de la touche. En conférence de
presse, le coach du club londonien révéla que c’était lui et
personne d’autre qui avait donné sa chance à Wendel à Cruzeiro.
C’est aussi lui qui avait offert à Fernando sa première
sélection.
A côté, Laurent Blanc resta un long moment à discuter avec Peter Kenyon,
le directeur exécutif de Chelsea, qui exerçait auparavant les mêmes
fonctions à Manchester United. Ensuite, le coach de Bordeaux tomba dans
les bras de Scolari, pour le plus grand bonheur des photographes et des caméras
présents dans les tribunes. Blanc, de son côté, avait tenu à rendre
hommage à l’excellent traducteur qui lui servit d’intermédiaire lors de son
excellente conférence de presse. “Quand je suis arrivé à Manchester,
dit-il, j’ai tenté d’apprendre l’anglais. J’ai eu un excellent professeur.
Malheureusement, après toutes ces années, je ne parle toujours pas anglais
alors que mon professeur, lui, parle un excellent français!” Et de taper
sur l’épaule de l’interprète à côté de lui dans un grand sourire!